À PROPOS DE LA LH-RH ET DE SES ANALOGUES

RappelÉléments de physiologie

La LH-RH (Luteinizing Hormone Releasing Hormone, ou GnRH) est une hormone responsable de la libération des gonadotrophines hypophysaires. Cette hormone hypothalamique est caractérisée par une sécrétion physiologique intermittente (ou pulsatile : ≈ 1 pulse toutes les 90 minutes). C'est le caractère pulsatile de la sécrétion hypothalamique qui stimule la sécrétion de la FSH et surtout de la LH hypophysaires :

Rappel physiologique LH-RH

FondamentalPrincipe de l'utilisation des analogues de LH-RH en thérapeutique antiproliférative (cancers hormonodépendants)

À forte dose, les analogues de LH-RH provoquent une désensibilisation des récepteurs hypophysaires. Il en résulte un blocage de la sécrétion de LH :

Conséquence d'une hyperstimulation des récepteurs hypophysaires

Cet effet antigonadotrope est mis à profit en thérapeutique antiproliférative :

  • chez l'homme, dans le traitement du cancer de la prostate ;

  • chez la femme, dans le traitement du cancer du sein et de l'endométriose.

Indications des analogues de LH-RH

RemarqueDualité des effets (GONADOTROPE & ANTIGONADOTROPE) des analogues de LH-RH

En début de traitement d'un cancer prostatique par un analogue de LH-RH, on assiste à une phase de stimulation hypophysaire, responsable d'une élévation transitoire du taux de testostérone (on associe donc un anti-androgène pour pallier cet inconvénient)

Réponses pharmacologiques des analogues de la LH-RH

À faible dose, les analogues de LH-RH ont un effet gonadotrope utilisable pour le traitement de la stérilité féminine (induction de l'ovulation)

À propos des analogues synthétiques de la LH-RH

La GONADORÉLINE est un décapeptide dont la demi-vie plasmatique est très courte (3 minutes, par voie IV). L'instabilité est due notamment à la fragilité des liaisons peptidiques au voisinage de la glycine en position 6 :

Structure de la LH-RH

Les remaniements structuraux apportés dans les dérivés de synthèse consistent à remplacer la glycine par des AA encombrants et hydrophobes : la gène stérique empêche l'hydrolyse des liaisons CO-NH voisines.

  • Introduction d'amino-acides ramifiés

    • soit la LEUCINE (LEUPRORÉLINE)

    • soit la SÉRINE (BUSÉRÉLINE et la GOSÉRÉLINE)

  • Introduction d'amino-acides à caractère aromatique

    • tryptophane (TRIPTORÉLINE)

    • analogue naphtalénique de la phénylalanine (NAFARÉLINE)

Analogues de la LH-RH

Alain NUHRICH

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